Quick Facts

  • Status

    Actif
  • Domicile

    6214 Schenkon

  • Date de naissance

    27.10.1990

  • Profession

    manager du sport

  • Disciplines

    tricycling: course sur route, contre-la-montre

  • Catégorie de compétition

    MT1

  • Handicap

    ataxie polyneuropathique

  • Origin du handicap

    inconnu (dépuis la petite enfance)

  • Sa devise

    Every player is a leader in his own way.


Fabiano Wey sur …

Le cyclisme donne au Lucernois Fabiano Wey la liberté qu’il n’a pas dans la vie quotidienne en raison de ses limites physiques au niveau des jambes. Suite à des troubles de l’équilibre dont l’intensité augmente avec le temps, il est passé à un tricycle en 2017, le deux-roues étant devenu trop risqué pour cet amateur de vélo. Depuis 2018, ce manager du sport de formation est lui-même actif dans le sport d’élite. En parallèle, il travaille pour l’entreprise de gestion des athlètes Sportcom Solutions et consacre une journée à son activité de gestionnaire pour la chirurgie de la main au centre des paraplégiques de Nottwil.

A cinq ou six ans, on lui a diagnostiqué une ataxie polyneuropathique (troubles neurologiques de l’équilibre). La cause de son handicap n’est pas encore claire à ce jour. Enfant, le Lucernois était très timide, notamment en raison de ses limites. Grâce au para-sport, il est désormais sur le podium et rencontre de nombreux autres cyclistes handicapés. Cela l’aide à surmonter sa timidité.

Fabiano Wey s’est tourné vers le para-sport d’élite suite à une rencontre dans la salle de musculation du centre pour paraplégiques de Nottwil, où il s’entraîne régulièrement. On lui a demandé s’il ne pourrait pas s’imaginer devenir actif dans le para-cyclisme. C’est ainsi que ce passionné de sport originaire de Schenkon, au bord du lac de Sempach, a commencé à s’entraîner, d’abord pendant son temps libre, puis de manière professionnelle.

Dans la vie de tous les jours, Fabiano est obligé de se déplacer en fauteuil roulant pour les longs trajets, car il n’a pas assez de force dans les jambes. Il compense ce manque en faisant de la musculation et en parcourant de nombreux kilomètres sur son tricycle. Si son état de santé au niveau des jambes devait se dégrader, il pourrait passer au handbike. Mais ce n’est pas à l’ordre du jour pour le moment.

Aujourd’hui, le jeune homme de 31 ans affronte ses concurrents italiens, espagnols et français pour les places de podium dans la catégorie MT1. Sept à onze coureurs y sont au départ des Coupes du monde et des Championnats, mais il est le seul Suisse. Les parcours vallonnés lui conviennent particulièrement bien. Malgré une perte de force dans les jambes, il aime rouler en montée.

Les meilleurs résultats de Fabiano Wey ont été une 6e place en course sur route et une 7e place (sur 11 concurrents) en contre-la-montre lors de la Coupe du monde en Italie en 2019. Lors des championnats d’Europe en Haute-Autriche en 2019, il est devenu champion d’Europe, mais il était le seul participant dans sa catégorie. Les bons résultats avec plus de concurrence comptent donc davantage pour lui.

L’objectif du Lucernois est de se qualifier pour les Championnats du monde à Baie-Comeau (CAN) en 2022 et, à long terme, de décrocher une médaille aux Championnats du monde à Zurich en 2024.

Lorsque Fabiano Wey prend le départ de courses pendant la saison estivale, son ordinateur portable l’accompagne en permanence. Il travaille à 100 % à côté de sa carrière dans le sport d’élite, mais il peut faire beaucoup de choses à distance. Depuis 2022, il a créé en collaboration avec Sportcom Solutions le site d’information paranews.ch, dont il gère le contenu. Avant et après les compétitions, il alimente le site avec des actualités sur les grands événements dans tous les para-sports. Outre le cyclisme, les autres passions de Fabiano Wey sont le Hockey Club Ambrì-Piotta, pour lequel il écrit un magazine de fans, et le journalisme.

Au lieu de l’économie à l’Université de Berne, Fabiano Wey aurait préféré étudier directement le sport. En raison de son handicap, cela n’a toutefois pas été possible dans la pratique. Grâce à une formation en management du sport dans la foulée et à l’entraînement dans le para-sport d’élite, il a désormais trouvé sa propre voie : le sport, qui restera toujours sa plus grande passion.