Tokyo 2020 FR 29. août 2021

A l’occasion de sa sixième participation aux Jeux Paralympiques, Manuela Schär a réalisé son plus grand rêve. En effet, lors de l’épreuve sur 800 dans la catégorie T54, elle a décroché cette médaille d’or tant convoitée. Juste avant, sa coéquipière Catherine Debrunner avait empoché le bronze dans la catégorie T53, sa toute première médaille paralympique. L'équipe suisse a ainsi quatre médailles à son palmarès, dont déjà deux en or.

Manuela Schär, submergée par l’émotion, peinait à trouver les mots : « Je suis incroyablement heureuse et les émotions qui m’envahissent sont extrêmes », a-t-elle déclaré. Après avoir remporté l’argent sur 5000 m la veille, qui lui avait donné beaucoup d’assurance, elle avait, le soir même, prévu avec les responsables de l’encadrement de lancer l’offensive dès le départ du 800 m. Et la tactique a payé. Jusqu’à la fin, Tatyana McFadden (USA) a tout tenté, mais Manuela Schär était impossible à dépasser. Après le passage de l’arrivée, elle a levé le poing vers le ciel en signe de victoire, la médaille d’or était devenue réalité.

Catherine Debrunner a vu la victoire de Manuela Schär à la télévision, partageant la joie de sa coéquipière ainsi que son ressenti. Les émotions positives la submergeaient elle aussi : « Je suis tellement heureuse de cette médaille de bronze, c’est formidable. » Catherine Debrunner avait également opté pour l’offensive dès le départ, « Je connaissais le risque, mais je suis d’autant plus heureuse que le plan ait fonctionné ». Lors de sa dernière épreuve, elle a en effet réussi à sauver quatre centièmes à l’arrivée. Avec son nouvel entraîneur, Catherine Debrunner a davantage travaillé le sprint, ce qui lui a été profitable, comme elle l’a indiqué elle-même : « Les épreuves sur 800 m deviennent de plus en plus de longs sprints. »

Philipp Handler quant à lui quitte Tokyo 2020 avec des sentiments très mitigés. Le sprinter déficient visuel a en effet atteint son objectif, à savoir la finale du 100 m, et de surcroît avec un excellent chrono de 10’97’’, soit seulement un centième de plus que son meilleur temps. Il avait donc placé de grands espoirs dans la finale et souhaitait encore augmenter la cadence et améliorer son temps. « Lorsque tu arrives en finale avec le cinquième meilleur temps et que tu termines septième, c’est bien sûr une déception », a-t-il commenté. Et donc, malgré toute la joie d’avoir pu se produire dans l’impressionnant stade olympique de Tokyo, malgré l’honneur d’avoir porté le drapeau lors de la cérémonie d’ouverture, un goût amer subsiste.

Après sa 10e place en demi-finale du 800 m (T54), Patricia Eachus était non seulement déçue, mais aussi désemparée. « Je suis très frustrée », a-t-elle commenté, ajoutant qu’il fallait maintenant analyser les causes pour s’améliorer lors des prochaines courses.

 

Photos: Keystone/Ennio Leanza & Gabriel Monnet

Texte: Christian Andiel

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