Expérience, décontraction et audace réunies pour atteindre l’objectif

Neuf athlètes suisses participeront aux Jeux Paralympiques. Tom Reulein, chef de Mission, entrevoit plusieurs médailles – possibles grâce à l’expérience, la décontraction et l’audace.
Deux semaines après la clôture officielle des Jeux Olympiques à Vérone, les Jeux Paralympiques seront inaugurés le 6 mars prochain dans le même amphithéâtre. Neuf athlètes représenteront la Suisse 50 ans après les premiers Jeux Paralympiques d’hiver. Cinq d’entre eux prendront part pour la première fois au plus grand événement du para sport.
Un mélange d’athlètes aguerris et de novices
«Notre délégation est petite, mais formidable. Elle représente un mélange fascinant d’athlètes expérimentés et de novices», rapporte Tom Reulein, chef de Mission pour Milano Cortina 2026. Il y a d’une part Robin Cuche avec ses quatre participations aux Jeux Paralympiques, Théo Gmür et Luca Tavasci avec trois participations chacun et, d’autre part, Ueli Rotach qui ne fait pas encore partie de l’équipe nationale, ou encore Emerick Sierro qui vient de terminer son gymnase.
«Je suis convaincu que ce mélange fera la différence, déclare Tom Reulein, qui évoque aussi l’expérience de l’équipe de direction. Nous collaborons en outre avec d’autres nations, en snowboard par exemple avec les Pays-Bas ou en ski de fond avec l’Allemagne. Nous pouvons ainsi offrir de nombreuses perspectives, cela fait la différence.»
Des performeurs et des pochettes surprises
Les athlètes suisses peuvent être classés dans différentes catégories. D’un côté, il y aurait d’abord les performeurs autour du vainqueur de la Coupe du monde en descente Robin Cuche, le vainqueur au classement général de la Coupe du monde en snowboard Aron Fahrni, et le seul médaillé suisse de 2018 et 2022 Théo Gmür. Ce trio présente les plus grandes chances de médailles et compte parmi les athlètes pour qui l’objectif de trois médailles a été fixé.
De l’autre côté, il y a, comme les appelle Tom Reulein, les «pochettes surprises». Dans cette catégorie, le chef de Mission inclut les jeunes athlètes qui, en toute décontraction et sans pression, «peuvent simplement tout donner.» On y trouve Emerick Sierro, qui prendra le départ en ski alpin, et le snowboardeur Fabrice von Grünigen.
«En été, nous nous étions encore demandé si Emerick devait participer au camp d’entraînement au Chili. Avec le recul, ce fut une excellente décision, car il en a énormément profité», estime Tom Reulein. Dans les entraînements, le Vaudois a parfois même été plus rapide que Robin Cuhe ou Théo Gmür, défiant ainsi les athlètes plus âgés.
Les athlètes peuvent faire preuve d’audace
Peu importe que les athlètes aient déjà participé à des Jeux Paralympiques ou qu’ils y participent pour la première fois, l’objectif de la délégation est de faire mieux qu’il y a quatre ans. La Suisse avait alors remporté une seule médaille en descente grâce à Théo Gmür.
«Nous n’allons pas à Cortina et à Tesero simplement pour participer. Nous voulons remporter des médailles et des diplômes, déclare Tom Reulein. Et la Suisse a dans tous les cas plusieurs chances! De plus, les Jeux Olympiques et Paralympiques réservent toujours des surprises!»
Les athlètes sont motivés par leurs entraîneurs à faire preuve de courage et de détermination. «Nos performeurs peuvent tranquillement déclarer qu’ils visent une médaille. Et parfois une portion d’audace peut aider.» Malgré ces mots de Tom Reulein, la plupart des athlètes se montrent réservés quant à leurs objectifs concrets et ne souhaitent pas exprimer leurs attentes en matière de médailles. Mais Robin Cuche fait figure d’exception: «Il me manque encore une médaille paralympique. Et je pense que j’ai de bonnes chances.»
Samedi déjà, la première épreuve importante attend Robin Cuche et les autres skieurs alpins à Cortina: la descente. Ce sera la première médaille mise en jeu parmi les 79 au total d’ici le 15 mars.


